Deadline: December 15, 2026 (Pacific Time)
Submission length: 7,000 to 8,000 words (including works cited and notes) in English or in French
Guest Editors: Marie-Andrée Bergeron (University of Calgary) and Sarah Krotz (University of Alberta, Centre for Literatures in Canada / Centre de littératures au Canada)
In 1904, in his foundational lecture on “the nationalization of Canadian literature,” Camille Roy envisioned a national literature still to be invented, anchored in a tradition yet to be built. Sixty years later, in 1965, the Parti pris collective, in turn, “invented” Québécois literature, inscribing the literary act within a political praxis: to name the country in order to bring it into existence. This double gesture, at once poetic and political, remains at the heart of the constitution of the Québécois corpus and of the structuring of the field of literary studies that surrounds it.
From Camille Roy to Parti pris, and up to more recent works (Noël; Bélanger), the question of the relationship between literature and nation—between corpus and political project—has been continually reshaped. Québécois literature was built against the label of “Canadian literature in French,” in the name of aesthetic and political autonomy. Recent anglophone criticism interrogates the very notion of CanLit: What is a national literature once one recognizes the colonial, patriarchal, and racist foundations of Canada, as well as the persistent exclusion of queer and racialized voices and Indigenous sovereignties (McGregor, Rak, Wunker)? Between a desire for inclusion and the affirmation of difference, the two traditions appear to have been forged along lines of fracture as much as of unfinished dialogue. How can we reimagine our national affiliations and relationships when politics of recognition are themselves underpinned by colonial structures (Coulthard)?
The recent name change of the CLC at the University of Alberta from “Canadian Literature Centre” to “Centre for Literatures in Canada” draws attention to the heterogeneity of literary cultures in Canada and to the complexity and diversity of their relationships to national identity. In making this change, however, we do not want to abandon the idea of shared geopolitical and cultural spaces, experiences, values, inquiry, and dialogue. The CLC’s current research theme, “Cross-pollinations”—or “Cross-pol(l)i-nations”—emphasizes the need for new metaphors that might help us imagine interconnectedness and relationality across multiple sovereign communities.
It is in this interstice that we propose to open a series of cross-pollinating discussions between anglophone and francophone, Indigenous and settler scholars, guided by these broad questions: What is the relationship between Indigenous, Québecois, and Canadian literatures? Should Québécois literature be considered within the framework of CanLit, or does its autonomy—paradoxically reinforced by its exclusion—remain its true political and critical strength? How do Indigenous literatures extend, complicate, and challenge these more recent national imaginaries? What models for relationship-building and dialogue across solitudes should we be cultivating as scholars of these literatures?
We invite you to take part in this collective conversation by submitting a paper exploring the fertile possibilities of these tensions to this special issue. If the history of national literatures is shaped by boundaries, our intellectual encounters—across traditions, disciplines, and generations of scholars—offer opportunities for critical shifts, for the unexpected, and for new creative impulses. At a moment when right-wing, exclusionary sovereigntist movements and threats of annexation by the US are reminding us that what holds us together matters, we welcome essays, creative interventions, and dialogues (bilingual, co-authored submissions are encouraged!) that take seriously the need to speak across our multiple histories, identities, and sovereignties in the shared spaces we now call Canada.
Works Cited
Bélanger, David. Quasi anthropologique: un conflit en littérature québécoise? Les Presses de l’Université de Montréal, 2025.
Coulthard, Glen Sean. Red Skin, White Masks: Rejecting the Colonial Politics of Recognition. U of Minnesota P, 2014.
Noël, Alex. Les dépossessions romanesques: lecture de la négativité chez Anne Hébert, Gabrielle Roy et Réjean Ducharme. Les Presses de l’Université de Montréal, 2024.
Rak, Julie, Hannah McGregor, and Erin Wunker. Refuse: CanLit in Ruins. Wilfred Laurier UP, 2018.
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Submission Guidelines
Submissions should be sent online through our Open Journal Systems (OJS) portal.
All submissions to Canadian Literature must be original, unpublished work. Essays should follow current MLA bibliographic format (MLA Handbook, 9th ed.).
Please limit images accompanying submissions to those receiving substantial attention in the article. Contributors will be required to obtain permission to reproduce images in their article and pay for any permission costs. The journal will provide a template for permission requests; such requests must be completed before publication. Please send high-quality images as separate attachments along with your article file.
Please review our full submission guidelines prior to submitting.
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Feel free to the guest editors (marieandree.bergeron@ucalgary.ca) or Canadian Literature (can.lit@ubc.ca) with any questions or concerns.
Appel à contributions — D’une solitude à l’autre: Dialogues autour des littératures Québécoises, Autochtones et Canadiennes
Date limite: Le 15 décembre 2026
Longueur: 7,000 à 8,000 mots (incluant les notes et la bibliographie); l’article peut être écrit en français ou en anglais
Directrices de numéros: Marie-Andrée Bergeron (University of Calgary) et Sarah Krotz (University of Alberta, Centre de littératures au Canada / Centre for Literatures in Canada)
En 1904, dans sa conférence fondatrice sur « la nationalisation de la littérature canadienne », Camille Roy envisageait une littérature nationale encore à inventer, arrimée à une tradition à construire. Soixante ans plus tard, en 1965, l’équipe de Parti pris « inventait » à son tour la littérature québécoise, inscrivant l’acte littéraire dans une praxis politique : nommer le pays pour le faire exister. Ce double geste, qui est à la fois poétique et politique, demeure au cœur de la constitution du corpus québécois et de la structuration des études littéraires qui s’y rattachent.
De Camille Roy à Parti pris, et jusqu’aux travaux plus récents (Noël; Bélanger), la question du rapport entre littérature et nation, entre corpus et projet politique, se reconfigure sans cesse. D’un côté, la littérature québécoise s’est construite contre l’étiquette « littérature canadienne d’expression française », au nom d’une autonomie esthétique et politique. De l’autre, la critique anglophone récente interroge la notion même de CanLit: qu’est-ce qu’une littérature nationale lorsqu’on reconnaît les fondations coloniales, patriarcales et racistes du Canada, ainsi que l’exclusion persistante des voix queer et racisées de même que celle des souverainetés autochtones (McGregor, Rak, Wunker)? Entre désir d’inclusion et affirmation de la différence, les traditions semblent s’être construites sur des lignes de fracture autant que de dialogue inachevé. Comment peut-être réimaginer nos affiliations nationales leurs interrelations sachant que les politiques de reconnaissance sont, en elles-mêmes, sous-tendues par une structure coloniale (Coulthard)?
Le récent changement de nom du CLC, passant de « Canadian Literature Centre » à « Centre for Literatures in Canada », met en lumière l’hétérogénéité des cultures littéraires au Canada ainsi que la complexité et la diversité de leurs rapports à l’identité nationale. Ce faisant, toutefois, nous ne souhaitons pas renoncer à l’idée d’espaces géopolitiques et culturels partagés, d’expériences communes, de valeurs, de recherche et de dialogue. Le thème de recherche du CLC, « Pollinisations croisées »—ou « Polli-n(is)ations croisées »—souligne la nécessité de nouvelles métaphores pouvant nous aider à imaginer l’interconnexion et la relationalité entre de multiples communautés souveraines.
C’est dans cet interstice que nous proposons d’ouvrir la discussion: Quelle est la relation entre les littératures autochtones, québécoises et canadiennes? La littérature québécoise pourrait-elle être pensée dans le cadre de la CanLit, ou bien son autonomie, paradoxalement confirmée par son exclusion, reste-t-elle sa véritable force politique et critique? Comment les littératures autochtones prolongent-elles, complexifient-elles et remettent-elles en question ces imaginaires nationaux plus récents? Quelle est leur place et leur fonction dans les efforts de maintien et de revitalisation des cultures? D’ailleurs, la réconciliation ne devrait-elle pas être au cœur de toutes nos recherches? En tant que spécialistes de ces littératures, quels modèles de relations et de discussions entre les solitudes pouvons-nous participer à construire et à cultiver?
Nous vous invitons à prendre part à cette conversation collective en soumettant un article qui explore la fécondité de ces tensions a ce numéro spécial. Car si l’histoire des littératures nationales est faite de frontières, les rencontres intellectuelles—entre traditions, disciplines et générations de chercheureuses—sont, elles, des occasions de déplacements critiques, d’inattendus et d’élans nouveaux. À un moment où des mouvements souverainistes d’extrême droite et d’exclusion, ainsi que des menaces d’annexion par les États-Unis, nous rappellent que ce qui nous unit importe, nous accueillons des essais, des interventions créatives et des dialogues (les soumissions bilingues et coécrites sont encouragées!) qui prennent au sérieux la nécessité de dialoguer à travers nos multiples histoires, identités et souverainetés, dans les espaces partagés que nous appelons aujourd’hui le Canada.
Bibliographie
Bélanger, David. Quasi anthropologique: un conflit en littérature québécoise? Les Presses de l’Université de Montréal, 2025.
Coulthard, Glen Sean. Red Skin, White Masks: Rejecting the Colonial Politics of Recognition. U of Minnesota P, 2014.
Noël, Alex. Les dépossessions romanesques: lecture de la négativité chez Anne Hébert, Gabrielle Roy et Réjean Ducharme. Les Presses de l’Université de Montréal, 2024.
Rak, Julie, Hannah McGregor, et Erin Wunker. Refuse: CanLit in Ruins. Wilfred Laurier UP, 2018.
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All submissions to Canadian Literature must be original, unpublished work. Essays should follow current MLA bibliographic format (MLA Handbook, 9th ed.).
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